Descoperiri funerare în situl arheologic de la Nufãru, jud. Tulcea

Cercetări Arheologice 14-15, 2008, 305-392
https://doi.org/10.46535/ca.15.13



Descoperiri funerare în situl arheologic de la Nufãru, jud. Tulcea


Authors: Oana Damian, Gheorghe Mănucu-Adameșteanu, Mihai Vasile, Aurel Stănicã, Anca Bănăseanu, Andra Samson, Gabriel Vasile

Keywords: funerary complex; tomb, burial; Roman-Byzantine era; Byzantine era; modern era

Abstract:

Les auteurs présentent les résultats des fouilles pratiquées depuis 1978 dans un site archéologique situé dans le Nord de la Dobroudja, entièrement recouvert par un village contemporain. L’étude analyse les complexes funéraires répandus dans la localité, appartenant aux différentes nécropoles attribuées à l’époque romaine byzantine, byzantine et moderne. Le catalogue des complexes funéraires présentés contient des données archéologiques et anthropologiques, organisées selon le critère topographique, concernant les tombes d’inhumation découvertes à Nufăru, dans les rues du village ou sur des différentes propriétés, surtout comme le résultat des fouilles préventives. L’analyse des 162 complexes funéraires a permis une séparation des sépultures du point de vue chronologique dans trois groupes : IV e –VI e siècles (10), X e –XIII e siècles (54), XVIII e –XIX e siècles (98). On a utilisé comme critère de datation l’emplacement des complexes du point de vue stratigraphique, les relations entre eux, les pièces du mobilier funéraire qui permettent une certaine attribution historique, découvertes seulement dans 17 sépultures, et les analogies avec d’autres nécropoles datées plus exactement. Les découvertes appartenant à l’époque romaine byzantine (catalogue, les tombes 31, 34, 37–41, 44, 62, 69) sont groupées dans la rue Bisericii (de l’Eglise), superposées par des fosses ménagères médiévales et représentées par des squelettes orientés O–E, disposés sur un côté, le bras droit au long du corps et le bras gauche sur le bassin, sans mobilier funéraire, semblables aux découvertes faites à Noviodunum-Isaccea, Beroe-Ostrov, Histria, Tomis-Constanţa, Callatis-Mangalia. Il s’agit, peut être, d’une partie de la nécropole de l’agglomération humaine identifiée sur la partie nord du promontoire de Nufăru. L’époque byzantine est représentée du point de vue funéraire par des tombes isolées et par des groupes de sépultures situés en dehors de l’enceinte byzantine (catalogue, les tombes 1, 3–23, 29, 32, 35, 47–57, 65, 67, 92–96, 98–103, 107–109, 125). La recherche programmée en train de déroulement dans la partie nord du promontoire a identifié une nécropole dont 265 complexes ont été fouillés déjà, mais qui ne constituent pas le sujet de cette étude. Sur le côté ouest de la forteresse byzantine il y a seulement une zone funéraire identifiée en 1980 par des tombes contenant comme mobilier des bracelets en verre. Sur le côté est de la cité, des complexes funéraires d’inhumation ont été enregistrés dans la rue Turnului, tout près du dispensaire humain (2 tombes fouillés en 1983 et seulement une en 2005), datés peut être à la fin du Xe siècle et dans la première moitié du XIe siècle, en face du bâtiment de l’école rurale (12 tombes) et sur la rue C-tin. Dobrogeanu Gherea, sur la propriété D. Ducica (6 sépultures), datant probablement aux XIIe et XIIIe siècles. Sur le côté sud de la courtine byzantine, les découvertes funéraires sont plus nombreuses, notamment dans la rue Bisericii. Les fouilles ont documenté quelques concentrations: sur la propriété N. Drăgan (11 tombes), datées aux XIIe et XIIIe siècles, sur les deux côtés du mur d’enceinte sud et tout près du rempart (17 tombes), datées du XIe siècle. Soit des découvertes isolées, soit des groupements des sépultures constituant des cimetières, les complexes funéraires analysés ou seulement récupérés dans le site archéologique de Nufăru sont des tombes d’inhumation, planes, rangées en ligne, dans des fosses simples ou avec des cercueils en bois ou des coffres en pierre. Les squelettes ont été déposés en décubitus dorsal, les bras dans différentes positions : sur les épaules, sur la poitrine, sur l’abdomen, sur le bassin, au long du corps. Le mobilier funéraire est documenté seulement dans 11 sépultures (catalogue, les tombes 19, 21, 29, 48, 57, 65, 67, 98, 99, 101, 125), étant représenté par des bijoux et des monnaies. Les sépultures et les nécropoles médiévales fouillées à Nufăru font partie, du point du vue du rite et du rituel, d’une série de cimetières datant de la période des Xe –XIVe siècles, identifiées en Dobroudja à Dinogetia-Garvăn, Noviodunum-Isaccea, Troesmis-Turcoaia, Enisala-„Palancă”, Ostrov, dép. de Tulcea, à Capidava, Constanţa, Histria, Bugeac, Păcuiul lui Soare, Dervent et, également, dans la Bulgarie du Nord-Est, à Silistra, Odărtzi, Garvăn, Cavarna et Caliacra. A Nufăru il y a au moins deux cimetières d’époque moderne, datés aux XVIIIe et XIXe siècles (catalogue, les tombes 2, 24–28, 30, 33, 36, 42–43, 45–46, 58–91, 97, 104–106, 110–124, 126–162). L’un d’entre eux (représenté par 62 complexes) est placé dans la zone marquée par les rues Bisericii, C-tin. Dobrogeanu Gherea et Rapsodiei, dans le voisinage du Foyer culturel, sur les deux cotés du bâtiment, en couvrant environ 200 m (des tombes fouillées en 1980–1981 et en 2006). Il s’agit des tombes d’inhumation, aux squelettes en décubitus dorsal, orientés O-E, dans des cercueils en bois, les bras dans différentes positions — sur la poitrine, sur l’abdomen, sur le bassin et au long du corps, avec des bijoux, des accessoires vestimentaires et des monnaies ottomanes comme mobilier (catalogue, les tombes 25–26, 68, 74–75, 78). Des sépultures modernes ont été identifiées également dans la partie sud-est du village, dans le périmètre des rues Zimbrului, Aurel Vlaicu, Miron Costin et Trandafirilor (36 complexes), avec des mêmes caractéristiques, formant un autre noyau funéraire, presque contemporain à celui présenté déjà, éventuellement plus tardif, mais difficile à dater sans aucun élément chronologique définitoire. La périodisation des nécropoles fouillées à Nufăru, proposée par le collectif de recherche au début des fouilles, pendant les années 80 du siècle passé, a été partiellement confirmée par la recherche archéologique qui a suivi. Pour la période comprise entre la fin du Xe siècle et la première moitié du XIe siècle on peut suggérer seulement un groupement des complexes funéraires dans le voisinage du mur d’enceinte, surtout près de la tour de la courtine est. Pour la période de la deuxième moitié du XIe siècle jusqu’au milieu du XIIIe siècle — le moment de la fin de l’établissement médiéval de Nufăru —, les fouilles programmées déroulées dans la partie nord du promontoire ont beaucoup enrichi les données scientifiques. Les fouilles pratiquées sur les propriétés Drăgan et Ducica ont suggéré l’existence d’une nécropole datant au cours des XIIe –XIIIe siècles sur les côtés est et sud de la courtine byzantine. Les sépultures byzantines du côté sud de la forteresse se mélangent avec des complexes datant aux XVIIIe et XIXe siècles. Les fouilles pratiquées à l’ouest de la courtine byzantine n’ont pas identifié des tombes et celles déroulées dans la partie sud du village n’ont pas confirmé l’existence d’une nécropole datée aux Xe et XIe siècles, mais ont relevé la présence d’un cimetière plutôt moderne (XVIIIe –XIXe siècles). L’étude analyse du point de vue anthropologique seulement 118 complexes funéraires, en identifiant 163 individus. Le paramètre sexe a été déterminé pour 109 individus (66,87%), dont 60 (55,04% l) représentent le sexe féminin et 49 (44,95%) le sexe masculin. 47 individus (28,83%), sont des enfants. Les catégories d’âge dont appartiennent les individus sont les suivantes: infans I (33– 20,24%), infans II (9–5,52%), juvenis (3–1,84%), adultus (5–3,06%), maturus I (14–8,58%), maturus II (21–12,88%) et senilis I (33–20,24%). Pour 45 cas (27,60%), les catégories d’âge sont incertaines: infans I / infans II (4–2,45%), infans II / juvenis (1–0,61%), juvenis / adultus (4–2,45%), juvenis / adulte (8–4,90%), adultus / adulte (21–12,88%) ou adultes (7–4,29%). L’estimation de la taille a été faite pour 78 cas (47,56%), pour les individus adultes (65–83,33%) et pour les enfants (13–16,66%). Pour les deux sexes, les tailles sont petites (16–24,61%), en dessous de la moyenne (20–30,76%), moyennes (9–13,84%), en dessus de la moyenne (13–20%) et grandes (7–10,76%). En ce qui concerne le squelette crânien et postcrânien, l’étude a relevé quelques caractères non métriques. On remarque la prédominance des crânes dolichocrânes (= allongés, 5), méso crânes (= moyens, 7) ou brachy crânes (= arrondis, 6). Du point de vue pathologique, on a signalé la présence des caries (19 individus), des édentations/édentassions (12) et des exostoses (8), maladies qui ont marqué également les femmes et les hommes; on a identifié hyperostoza porotica sur le squelette d’un enfant. On a aussi signalé des discontinuités osseuses, le résultat probable des fractures curies (2 cas) et la présence du phénomène de la pseudoplagiocéphalie.

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How to cite: Oana Damian, Gheorghe Mănucu-Adameșteanu, Mihai Vasile, Aurel Stănicã, Anca Bănăseanu, Andra Samson, Gabriel Vasile, Descoperiri funerare în situl arheologic de la Nufãru, jud. Tulcea, Cercetări Arheologice, Vol. 14-15, pag. 305-392, 2008, doi: https://doi.org/10.46535/ca.15.13


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